La DS ne s'est pas contentée d'un seul événement pour célébrer ses 70 ans. Après une réunion de 700 exemplaires au Lac du Der en août, 200 autres se sont retrouvés sur son lieu principal de production, l'ancien site de l'usine de Javel à Paris les 18 et 19 octobre.
Les DS et ID étaient réunies sur les hauteurs du parc de Javel mais aussi à l’entrée côté Seine. © Camille Pinet
Symbole de la France des Trente Glorieuses, la Citroën DS fait aussi partie du patrimoine parisien puisque c’est dans la capitale, dans l’usine du quai de Javel, que se trouvait son principal site de production, d’où sont sortis 1 330 755 exemplaires sur le total de 1 455 746 produits. Parmi les nombreuses célébrations auxquelles l’anniversaire de ses 70 ans a donné lieu en France, il était naturel que l’une d’entre elles s’y déroule, à l’initiative du club ParIDS, de la marque DS et de nombreux autres partenaires. Le lieu était tout trouvé : le Parc André Citroën, dans le XVème arrondissement, site originel de l’usine. Les 18 et 19 octobre, plus de 200 exemplaires ont été conviés sur les lieux, dont 70 % provenaient de l’étranger : Allemagne, Pays-Bas, Grande Bretagne, Belgique mais aussi un très important contingent italien.
Ils ont été réunis sur le parvis du parc la journée du samedi pour le plus grand bonheur du public, qui pouvait également accéder à une petite exposition de modèles emblématiques rassemblées par l’Aventure DS : la DS Ballons réalisée pour Rétromobile 2025 bien sûr, mais aussi une 21 sans portes pour permettre au public de goûter au moelleux incomparable des sièges et surtout la plus ancienne DS existante, une présérie de 1955 en état d’origine, qui fourmillait de spécificités faisant le délice des spécialistes. Les propriétaires se retrouvaient le soir lors d’un dîner gala sur une péniche et surtout le lendemain pour une parade à laquelle ont pu participer les 200 Citroën, qui ont circulé à proximité des principaux monuments parisiens avant de revenir au parc. De quoi rappeler les formidables festivités du cinquantenaire, lorsque de véritables embouteillages de DS se sont formés dans la capitale.
Une sélection de connaisseur
Plus que le nombre, c’est la qualité du plateau de DS et ID réunies qui impressionnait. Les fins spécialistes du modèle pouvaient ainsi s’extasier sur une rarissime ID Normale venue de République Tchèque, restaurée dans son ascétique configuration d’origine, ou une DS19 de 1960 produite à Slough en Grande-Bretagne, fourmillant de particularités étonnantes : optiques Lucas, tableau de bord, sièges et pare-chocs spécifiques et même une teinte vert Sherwood d’origine réservée aux modèles britanniques.
De nombreux cabriolets usine et Chapron, des coupés réalisés par le carrossier participaient également au rassemblement. Le samedi après-midi, un concours d’élégance animé par l’illustre spécialiste Olivier de Serres a départagé certains de ces modèles, primés pour leur respect de l’origine mais aussi pour la présentation de leur équipage. Le Jury accueillait d’ailleurs des descendants de familles qui ont beaucoup compté dans l’histoire de l’automobile et de l’aviation française à commencer par Henri-Jacques Citroën et son épouse mais aussi Patrick Delage et Marie-Eve Bréguet. C’est un cabriolet DS 21 usine de 1968 qui a reçu le Grand Prix.
Une plaque avait naturellement été éditée à l’occasion de ce Jubilé. © Camille Pinet
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- DS Automobiles avait dépêché certains exemplaires historiques dont ce modèle de présérie, la plus ancienne DS existante dans son état d’origine.
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- Une absolue rareté venue par la route de République Tchèque : une ID Normale, un bas de gamme produit à moins de 400 exemplaires.
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- Neil est venu d’Oxford par la route au volant de sa DS de 1960 produite à Slough. Elle fourmille de spécificités qui font la joie des amateurs.
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- Ce surprenant cabriolet 4 places reprend une transformation réalisée à l’époque par les carrossiers Heuliez et Reutter.
© Camille Pinet












