Créé en 1975, du vivant de la marque britannique de voitures de sport, le club Triumph de France continue à faire vivre sa mémoire et propose de nombreuses sorties à très nombreux adeptes français.
Jean-François Soguel, Vice-Président du Triumph Club de France rencontré lors du Mans Classic 2025. ©C.P
Quand la plupart des clubs se constituent quelques décennies après la disparition des modèles qui les intéressent, le Club Triumph de France, bien entendu adhérent à la FFVE, a été fondé alors que la marque était encore distribuée en France. « Je crois qu’à l’époque il n’était pas question de véhicules de collection » témoigne Jean-François Soguel, le vice-président : « Les membres achetaient leur voiture en concession, et voilà tout ! C’était certes le début de la fin du constructeur avec l’avènement des TR7 et TR8, mais le club a vraiment démarré avec quelques passionnés, à l’image de ce qui se passait déjà en Grande Bretagne » complète-t-il.
Aujourd’hui, le Club s’intéresse à tous les modèles du constructeur britannique, qui n’a pas toujours produit que des roadsters. Les berlines 1300, 2000, Dolomite y ont bien entendu droit de cité, même si le plus gros contingent est constitué par les fameuses « TR », à commencer par les TR2/TR3, les plus représentées. Viennent ensuite la TR6, les TR4 et TR5 et la Spitfire, tandis que les TR7 et TR8, longtemps mal aimées, commencent, elles aussi, à acquérir leurs lettres de noblesse. Avec plus de 750 membres et bien plus de voitures, son importance témoigne de la popularité de la marque en collection en France, alors même qu’il est loin d’être le seul qui s’y consacre.
Des événements nombreux
Le calendrier du Triumph Club de France apparaît chaque année très fourni avec en premier lieu une présence renouvelée au Salon Rétromobile. Le plus gros rassemblement annuel se tient lors du week-end de l’Ascension où tous les membres qui le peuvent se rassemblent, à chaque fois dans une région différente. Celui de 2025 s’est tenu à Arles et le prochain est d’ores et déjà prévu vers Toulouse, avec à chaque fois plus de 100 équipages réunis. Comme la plupart de ses semblables, le Triumph Club de France est divisé en régions au nombre de 20, qui organisent elles-mêmes leurs sorties. En 2025, à l’occasion de ses 50 ans, le rassemblement annuel a été particulièrement soigné et 90 équipages ont été rassemblés au Mans Classic. Enfin, la saison se termine traditionnellement pour les membres à Epoqu’Auto. Il entretient avec ses homologues européens des relations suivies qui se concrétisent par une rencontre annuelle, l’Euromeeting organisée à tour de rôle par chacun des pays, la prochaine ayant lieu en Belgique à D
Les Triumph profitant d’un marché de la pièce de refabrication très actif, le club ne s’engage pas dans des refabrications. En revanche il se préoccupe de faire connaître la marque aux plus jeunes. « Bien entendu la relève nous préoccupe, nous ne savons pas ce que vont devenir nos voitures dans 10 ou 20 ans : la plupart de nos membres ayant attendu la retraite pour pouvoir s’offrir le modèle qu’ils rêvaient de s’acheter à leurs 20 ans. Les jeunes viennent sur notre stand et s’intéressent à nos voitures, nous leur proposons des entrées gratuites ou des demi- tarifs pour nos événements et nous essayons de les emmener dans nos autos, mais seul l’avenir nous dira si cela est suffisant » conclut Jean-François Soguel.
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