Le Club Simca France est bien connu des collectionneurs pour ses expositions hautes en couleurs en Salon. Il est aussi passé maître dans l’art de se faire connaître, par l’intermédiaire des réseaux sociaux et de la presse. Né peu après la disparition de la marque, il s’apprête à célébrer 45 ans d’existence en 2026.
Patrick Conjard, Président du club Simca France depuis 2018 © CP
C’est en 1981, alors que Peugeot venait d’enterrer au profit de Talbot la marque à l’hirondelle, que le Club Simca France est né. «À l’époque, il rassemblait les propriétaires de Simca 5 jusqu’à ceux de l’Aronde » témoigne Patrick Conjard, son président depuis 2018. « Aujourd’hui nous acceptons tous les modèles, y compris les Matra, Chrysler françaises et les Talbot jusqu’à la Samba. C’est une de nos grandes forces à laquelle nous tenons beaucoup ». L’association a atteint une taille à la mesure de ce qu’a représenté le constructeur dans notre pays avec 800 membres et près de 2 500 voitures. Un format qui impose bien sûr une organisation en sections régionales.
Une présence assidue en Salon
Le club assume une présence très forte lors d’événements et de Salons consacrés aux véhicules d’époque sur tout le territoire. Non seulement, il ne rate jamais les rendez-vous d’Époqu’Auto et de Rétromobile mais il est aussi à Rennes pour Historic Auto, à Toulouse pour l’Auto Moto Classic, à Tarbes pour la bourse d’échange, à Avignon pour Motor Passion, mais aussi à Auto Moto Rétro Rouen, et même Romorantin où s’est tenu Rétroméga en tout début d’année 2026. « Être en Salon, c’est le meilleur moyen de faire vivre la marque, de la faire connaître et de recruter de nouveaux adhérents » argumente Partrick Conjard. Du côté des ballades, ce sont les sections en région qui organisent la plupart d’entre elles mais un rassemblement annuel se déroule tous les deux ans en France, les années impaires, le dernier ayant eu lieu en 2025, durant le week-end de l’Ascension. Les années paires, les membres qui le peuvent se retrouvent à l’étranger, le club ayant des liens très suivis avec ses homologues belge, italien, suisse, allemand et même tchèque, car les Chrysler 160 et 180 y ont été diffusées durant l’époque communiste. En 2026, ce rassemblement sera organisé en Belgique et en Allemagne en 2028.
En 2021, le Club Simca France avait largement participé à l’élaboration du spectaculaire plateau Simca d’Epoqu’Auto Lyon. L’Aronde reste un des modèles les plus collectionnés de la marque. © CP
Une communication tous azimuts
Le Club Simca France possède également un stock de pièces détachées issu de rachat de stocks ou de dons ; elles sont bien entendu réservées aux adhérents. Néanmoins, il n’en refabrique pas. « Dans l’ensemble, on trouve toujours pour les Simca, je ne connais pas d’exemplaire qui ne roule pas faute de pièce. Par ailleurs, la variété de modèles est telle que l’entreprise serait très ambitieuse ». Le club se soucie bien entendu de la transmission aux plus jeunes générations, même s’il avoue une difficulté à les intéresser « On essaye de les sensibiliser à nos modèles, mais ils sont surtout attirés par les sportives. C’est dommage car beaucoup de Simca sont abordables et leur permettraient de mettre un pied dans la collection ». Ce n’est pas faute d’utiliser abondamment les réseaux sociaux, le club ayant même sa propre Community Manager qui intervient très régulièrement sur Facebook et Instagram, parfois plusieurs fois par jour durant les Salons : une présence hors du commun pour un club. Elle se double d’une communication très active auprès de la presse : là encore, l’une de ses membres s’y consacre particulièrement, toujours à l’affût pour relayer les demandes des titres spécialisés. Bien évidemment, le Club Simca France est adhérent à la Fédération : « La FFVE ça marche ! Je trouve le programme Villes et Villages d’Accueil très intelligent, ma ville en fait d’ailleurs partie, cela parle directement au grand public. Les Lieux d’Histoire Automobile et le programme un Arbre une Attestation sont également de belles initiatives même si elles parlent à des collectionneurs déjà plus avertis » témoigne Patrick Conjard.







