L’édition du demi-siècle a été l’occasion pour Rétromobile de déménager dans de nouveaux halls du 24 janvier au 1er février : quelques habitudes bousculées mais un succès toujours plus grand pour le premier Salon de l’année consacré au véhicule d’époque. La FFVE y était bien entendu présente pour ouvrir une saison 2026 prometteuse.
La star incontestée du Salon, l’Autorail Bugatti, le dernier survivant d’une série de 88 exemplaires, conservé habituellement à la Cité du Train à Mulhouse, membre de la FFVE. © CP
Installé pour la première fois dans les trois étages du Hall 7 mais aussi dans le Hall 4 adjacent, Rétromobile n’a pas renoncé pour son anniversaire à l’habitude de présenter des engins hors normes, bien au contraire. Après le Berliet T100 en 2019 ou l’aérotrain Tridim de Jean Bertin en 2022, sa cinquantième édition accueillait une star, parfaite synthèse entre l’automobile et le ferroviaire : l’Autorail Bugatti, ses 40 tonnes, ses 22 m de long et ses quatre moteurs 8 cylindres de Royale. Un engin à la démesure du Salon qui s’étendait du 28 janvier au 1er février, durant ce qu’on appelle désormais la semaine parisienne de l’automobile ancienne, puisque de nombreuses ventes aux enchères se sont déroulées en même temps dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale. L’exposition de l’autorail était entourée d’une sélection de Bugatti totalement uniques issues de la collection Schlumpf : le Type 64 qui aurait dû remplacer la 57, l’authentique Tank Type 32, le Type 73 ou encore un étonnant châssis de Type 47 à moteur 16 cylindres en U. Exceptionnelle, cette réunion ne représentait qu’une toute petite partie du programme de l’événement, qu’une journée ne suffit plus à visiter dans sa totalité. Le record de fréquentation a d’ailleurs été largement battu, 181 500 visiteurs enregistrés, la foule se faisant particulièrement dense durant le week-end.
BMW célébrait 50 ans de Art Cars avec une exposition de plusieurs d’entre elles dont la « Stella », la deuxième réalisée en 1976. © CP
Un rendez-vous phare pour la FFVE
La Fédération s’est évidemment associée à cette édition anniversaire du salon. Son stand partagé avec ses partenaires Autosur Classic, Carene Assurances, Classic Expert et FFVE Services était installé au Hall 7.2, à proximité de ceux des constructeurs. Y étaient exposés la Gordini Type 8 au palmarès exceptionnel prêtée par le Musée National de l’Automobile de Mulhouse et plusieurs deux roues dont une Honda CB750 de 1970. Les collectionneurs ont été comme toujours nombreux à se presser aux comptoirs pour demander conseil aux bénévoles de l’association, qui se sont relayés sans relâche pour répondre à leurs interrogations. La Fédération a également proposé pas moins de sept conférences et ateliers : « Acheter et immatriculer son véhicule de collection », « Transmission des savoirs : les métiers de la restauration automobile », « Entretenir et expertiser son véhicule », « Jeunesse et automobile » et enfin pour les clubs « Communiquer avec la presse » et « Droit et responsabilités juridiques des présidents de club ». Philippe Tarabot, ministre des Transports, a bien voulu honorer de sa présence le stand le mercredi soir et a participé, avec le directeur du salon Romain Grabowski, à la remise d’un chèque de 4 000 € à l’association Handi Rally Passion. Un montant qui correspond aux bénéfices de la vente des plaques de rallye éditée par la Fédération à l’occasion des JNVE et JEP. Dans le cadre du programme Jeunes Générations, plusieurs visites guidées ouvertes aux 16 à 26 ans ont été organisées et leur succès a dépassé les espérances, toutes les candidatures n’ayant pu être retenues. Comme toujours, le stand était le lieu privilégié de rendez-vous pour les délégués régionaux, administrateurs et référents de programme afin de préparer une saison 2026 déjà riche en événements.
La FFVE était bien entendu au rendez-vous avec cette année en exposition la Gordini Type 8 de 1939 victorieuse de classe aux 24 Heures du Mans cette année-là, prêtée par le musée National de Mulhouse Collection Schlumpf. © CP
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- Comme à chaque édition de Rétromobile, les bénévoles de la FFVE répondaient aux nombreuses questions des collectionneurs. © CP
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- Le mardi soir a été l’occasion de la remise du chèque de la FFVE au président de l’association Handi Rally Passion en présence du Ministre des Transports Philippe Tarabot (au centre), de Romain Grabowski, directeur du salon (2ème à droite), du président de la FFVE, Jean-Louis Blanc (à droite), du vice-président FFVE, Hubert Haberbush (à gauche) et de Jean-Gabriel Martin, le référent du groupe de travail Handicap (2ème à gauche). © CP
Des constructeurs très présents
Jamais Rétromobile n’a autant attiré les constructeurs désireux d’exposer leur patrimoine, si bien que le Hall 7.2 ne suffisait pas à tous les accueillir. De Mazda à Peugeot en passant par Renault, Porsche et Citroën, ils étaient plus d’une vingtaine. C’est cependant BMW qui avait l’honneur de l’affiche du Salon grâce à son exposition de Art Cars inaugurée le mardi soir par Hervé Poulain. C’est en effet le commissaire-priseur et pilote qui a eu l’idée en 1976, l’année même de la première édition de Rétromobile, de faire peindre par l’artiste Calder sa monture des 24 Heures du Mans. Peugeot rendait hommage à la lignée des GTI, Citroën exposait plusieurs concept cars et la première 2CV de 1939, tandis que Renault célébrait sa Clio mais aussi la Dauphine. À noter cette année un effort particulier sur l’éclairage, la largeur des allées et la finesse des cordons entourant la plupart des automobiles exposées, ce qui permettait au public d’en profiter à loisir.
Les marchands et les maisons de ventes aux enchères investissaient le troisième niveau du Hall 7, sauf bien sûr Christies Gooding, nouveau titulaire de la vente officielle, qui exposait ses lots dès l’entrée. Malgré quelques invendus dont la Ferrari 250 California châssis long, la vente a été un succès avec notamment les 6,7 millions d’euros frais compris remportés par la Talbot-Lago T150 « Goutte d’eau ». Enfin, Rétromobile a mis l’accent cette année sur les animations. Une démonstration de la Garde Républicaine le mardi soir, des témoignages de grands pilotes dont Bruno Saby, Ari Vatanen, François Chatriot ou Dany Snobeck s’ajoutaient aux traditionnelles démonstrations du club des Teuf Teuf et du musée des Blindés. Un programme si gargantuesque qu’on aurait aimé en profiter encore plus longtemps !
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- La marque DS proposait une exposition exclusivement consacrée aux voitures présidentielles, dont faisait partie la monumentale DS réalisée par Chapron pour le Général De Gaulle en 1968. © CP
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- La Talbot-Lago T150-C-SS « goutte d’eau » de 1938, star de la vente aux enchères Christie’s Gooding vendue 6,7 millions d’euros. © CP
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- Un stand rendait hommage à Steeve Mc Queen en réunissant les véhicules emblématiques de sa carrière et de son garage, dont ses motos Triumph. © CP
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- L’horloger Richard Mille réunissait des Ferrari des 24 Heures dont cette 330 P4, la première produite pour la saison 1967. © CP
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- La 300 SL française vendue chez Artcurial au Peninsula n’était pas la seule sortie de garage de la semaine : ce Roadster américain pouvait être admiré chez Mercedes. © CP
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- Le rallye était à l’honneur avec une exposition incluant des Groupe A et B dont cette Toyota Celica ex Carlos Sainz et une Lancia 037. © CP
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- Toujours une sélection de grande qualité chez le marchand allemand Axel Schuette qui présentait cette année plusieurs Talbot-Lago dont cette T26 GS carrossée par Antem en 1949. © CP
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- Le club Hispano Suiza présentait cette extraordinaire H6C de 1927 commandée par le Maharadjah d’Alwar restaurée en 2025 en Inde, où elle est conservée. Remarquez les rangements pour fusils montés sur les marchepieds. © CP
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- Toujours des engins exceptionnels au club des Teufs Teufs dont ce tricycle Villard de 1930 jamais restauré. © CP
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- A peine croyable mais cet omnibus d’hôtel de marque Vinot et Deguingand de 1913 n’a jamais été restauré ni repeint depuis qu’il a été recarrossé en 1918 pour un hôtel de Lamalou-Les Bains, près de Montpellier. © CP
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- Non, ce GMC n’a pas été transformé en porte-avion pour le Salon : c’était bien ainsi qu’étaient transportés les Piper L-4 Grasshopper de liaison et d’observation. Il était présenté par l’Univem sur un espace partage avec le Musée des Blindés. © CP




